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Tragelaphus scriptus 

Linguistique
Nom scientifique actuel :   Tragelaphus scriptus 
     
Nom scientifique ancien :    
     
Nom francais :   Guib harnaché
     
Nom anglais :   Bushbuck
     
Nom vernaculaire :  
Ngulungu (Kisonge); n-kulungu ? (Kiholoholo); Ngulungu (Kikaonde) ; icisongo (Kiaushi); Kisongo, Ngulungu, Kabozwe = celui qui aboie, (Kitabwa); Shiwolwe, siwolwe, siwolongoma (Kilamba) ; mbala (Kindembo) ; ngulungu (Lwéna) ; mbaala (Lunda) ; chiwala-wala (Kilala); Kisongo; Chisongo (Kibemba) ; N'gulungu (Kiluba) ; Pongo, Mbawara (Kiswahili)
 


 

Zoologie
Chant/cri :  
     
Caractéristiques physiques :   Le guib harnaché mesure entre 69 et 90 cm au garrot et pèse entre 25 et 75 kg. Le mâle est plus grand que la femelle. Sa croupe est légèrement plus haute que son garrot, lui donnant un air bossu lorsqu'elle court. Son pelage brun foncé ou châtain fonce chez les mâles adultes. Il est marqué de raies blanches transversales et verticales et de taches blanches sur les côtés de la croupe. Une bande noire commençant entre les yeux s'étend jusqu'au museau. Sa tête et son cou son plus clairs. Il possède une tache blanche sur la joue, une plage blanche au niveau de la gorge et une bande blanche à la base du cou. Une crête de long poils foncés ou blancs s'étend sur son dos. Sa queue touffue est blanche en dessous et noire à son extrémité. Le mâle possède des cornes presque droite et formant le premier tour d'une spirale. 
     
Habitat :   Broussailles denses, taillis des forêts près de l'eau. 
     
Éthologie :   Les guibs sont actifs le soir, la nuit et tôt le matin. Durant la journée, ils se reposent dans des fourrés épais. Ils vivent solitaires ou par couples, parfois même en petits groupes familiaux. Ils sont très timides et ne courent pas très vite. Ils sont cela dit très agressifs envers les prédateurs et les chasseurs. Ils émettent un aboiement fort.
Ils vivent environ 13 ans.  
     
Régime alimentaire :   Feuilles, pousses, fleurs, fruits, tubercules et parfois herbe (si elle est jeune). 
     
Reproduction :   Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à 14 mois, les mâles à 11 mois. Cela dit, les mâles ne commencent à se reproduire que vers l'âge de 4 ans lorsqu'ils ont atteint un rang de dominance hiérarchique élevé. Après 180 jours de gestation, la femelle donne naissance à un petit. 
     
Distribution au Katanga :   view map  
 
 
Histoire, ethnologie, sociologie
Interactions avec l'homme :   Aucune 
     
Tabous :   Les taches du guib sont la particularité qui a retenu l’attention des Bemba. Les tabous alimentaires existent pour tous ceux qui sont sujets aux éruptions cutanées et pour ceux qui le consomment, ils le font au risque de devenir tachetés comme le guib. Il existe une maladie de peau appelée Chisongo et que l’on croit être due à la consommation de guib. Un lépreux guéri ne doit pas le consommer sous peine de rechute.
 
     
Légendes, croyances, folklore :   Proverbe Tabwa: "Kana ka kisongo kumena ngiya nu kulala pafiita". Si le petit de l’antilope harnachée veut que les cornes lui poussent, il doit se coucher dans les endroits où il fait obscur. Autrement dit, il ne faut pas s’exposer au danger quand on n’est pas certain de sortir victorieux.
 
     
Chasse, pêche :   Chassé pour son trophée et pour sa viande.  
     
Alimentation :   Sa viande est consommée. 
     
Apprivoisement, élevage :   Souvent détenu en captivité, les jeunes mâles deviennent agressifs en grandissant et n'hésitent pas à charger les chiens ou les hommes. 
     
Usage de la peau ou d'autres parties :   L’estomac du guib est utilisé pour la cicatrisation des plaies car c’est dans son estomac que le guib garde ses pouvoirs magiques. On peut l’utiliser à des fins curatives comme à des fins malveillantes comme c’est le cas pour tous les ingrédients de la médecine traditionnelle magique qui sont quasi toujours à double tranchant. 
  


Avertissement :

Cette base de données a été établie d'après des ouvrages faisant autorité et avec l'aide de scientifiques renommés. Cependant, il est certain que des erreurs doivent y figurer.

Les noms vernaculaires ont été recueillis sur le terrain et dans la littérature coloniale de la première partie du 20éme siècle. Les religieux ayant établi les premiers dictionnaires n'étaient pas forcément des naturalistes avertis et dès lors, de grossières erreurs doivent avoir été commises.

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