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Diceros bicornis 

Linguistique
Nom scientifique actuel :   Diceros bicornis 
     
Nom scientifique ancien :    
     
Nom francais :   Rhinocéros noir
     
Nom anglais :   Hook-lipped Rhinoceros; Black Rhinoceros
     
Nom vernaculaire :  
Kilangwa, kakwele (Kiluba); Kipembele (Kitabwa); ki-mpongo (Kiholoholo); Xhilangwa, chilangwa (Kikaonde); icipembele (Kiaushi); Kakwele (Kilamba) ; ndyamalole (Tshiluba); chilangwa (Lunda); faru, kifaru (Kiswahili)
 


 

Zoologie
Chant/cri :  
     
Caractéristiques physiques :   Contrairement à ce que son nom indique, le rhinocéros noir ne diffère pas du rhinocéros blanc par sa couleur. En effet, tous deux sont gris foncé. Le rhinocéros noir diffère du rhinocéros blanc par sa lèvre supérieure de forme triangulaire, distincte du museau carré du rhinocéros blanc. De plus, le rhinocéros noir est plus petit que le blanc, mesurant environ 150 cm de hauteur au garrot, 400 cm de long (dont 70 cm pour la queue) et pesant entre 900 et 1.400 kg. De même, contrairement au rhinocéros blanc, Diceros bicornis ne possède pas de bosse sur le cou. Sa tête plus petite qu'il porte haut lui donne une allure moins massive.
Ses cornes varient de forme et de proportion selon les individus et mesurent en moyenne 50 cm mais peuvent atteindre 1,3 m de long. La corne arrière est généralement plus petite que la corne avant et est aplatie latéralement. La femelle possède souvent des cornes plus fines et plus longues.
 
     
Habitat :   Brousse d'épineux ou lisières forestières, avec nécessité de présence de points d'eau à proximité. Au Katanga où il était commun jadis, on le trouvait dans l'est de la province. Il a aujourd'hui entièrement disparu. Le dernier animal a été observé dans le parc Upemba au début des années 1970. 
     
Éthologie :   Les rhinocéros noirs sont des animaux solitaires, principalement actifs à l'aube et au crépuscule. Pendant la journée, ils se reposent à l'ombre des arbres.
Les rhinocéros noirs attrapent souvent des parasites tels que mouches du cheval et tiques. Afin de se débarrasser de ces insectes, ils prennent souvent des bains de boue ou se vautrent et se roulent dans la poussière. De plus, les rhinocéros apprécient les pique-bœufs et les hérons gardes-bœufs qui se posent sur leur dos afin de picorer ces parasites gênants.
Mâles et femelles ne vivent ensemble que quelques jours pendant la période de rut. Lorsque plusieurs rhinocéros sont observés ensemble, il s'agit le plus souvent d'une femelle et de son ou ses jeunes.
Les rhinocéros noirs sont territoriaux, marquant leurs domaines de leur urine et de leurs défécations. Il arrive que les domaines vitaux de plusieurs individus se chevauchent mais, dans des conditions normales, aucune agressivité n'existe entre individus habitant des domaines voisins. Il en va différemment si une femelle devient la cible de deux mâles. L'issue des batailles est d'ailleurs parfois mortelle.
Contrairement à leur mauvaise vue, leur odorat est bon et leur ouïe excellente.
Malgré leur poids, les rhinocéros peuvent se montrer agiles et sont capables de se retourner sur place. Sur des distances relativement courtes, ils peuvent atteindre une vitesse de 50 km/h.
Les rhinocéros noirs sont des animaux assez imprévisibles et peuvent être dangereux.
Ils ont une espérance de vie pouvant atteindre 45 ans.
 
     
Régime alimentaire :   Branches, feuilles, écorces d'arbres (surtout acacias et euphorbes) et buissons en utilisant leur lèvre supérieure préhensile. Ils ne paissent pas d'herbe. Même si on les observe parfois en train de paître, ce sont les plantes ligneuses qui sont visées.  
     
Reproduction :   Après environ 450 jours de gestation, la femelle donne naissance à un unique petit pesant aux alentours de 25 kg. Le jeune rhinocéros est sevré à l'âge de 2 ans. Les femelles donnent naissance tous les 2 à 5 ans.
Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre 4 et 6 ans et les mâles entre 7 et 9 ans.
 
     
Distribution au Katanga :   view map  
 
 
Histoire, ethnologie, sociologie
Interactions avec l'homme :   aucune 
     
Tabous :    
     
Légendes, croyances, folklore :   Connu depuis l’antiquité, le rhinocéros fut longtemps le sujet de légendes des plus farfelues. L’une d’entre elles affirmait « quod lambendo trucidat » (qu’il tue en léchant).
Buffon et avant lui Ambroise Paré, ne firent rien pour rétablir la vérité, et il fallut attendre 1775 pour voir Sparrman faire une description scientifique de la dissection qu’il mena sur un spécimen abattu par des Hottentots, et réfuter nombre d’assertions inexactes ou erronées de Monsieur de Buffon.
 
     
Chasse, pêche :   Voici ce qu'écrivait l'explorateur Giraud qui remonta le Luapula en 1882: « Je n’ai jamais vu les indigènes chasser le rhinocéros ; ils le redoutent et pourtant l’odorat est le seul sens qu’il ait un peu développé. Hassani prétend qu’avec ses petits yeux l’animal ne voit pas à dix pas ; quant à ses oreilles, le bruit qu’il fait dans les fourrés les lui rend à peu près inutiles. Le prendre au piège n’est guère possible ; toujours lancé à fond de train, il ne repasse jamais aux mêmes endroits ; sa poursuite enfin se trouve compliquée de ce fait qu’il peut se priver d’eau pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, tandis que l’éléphant a régulièrement en perspective un ruisseau ou une mare, où peut se désaltérer le chasseur lancé sur sa piste. » 
     
Alimentation :   Durant la première guerre mondiale, les officiers firent abattre des rhinos dans la région de Kalémie pour nourrir la troupe. 
     
Apprivoisement, élevage :    
     
Usage de la peau ou d'autres parties :   outre les soi-disant aphrodisiaques ou les manches de poignard yémenites, on a fait des coupes en corne de rhino qui étaient réputées détecter les poisons. La réactivité de la kératine avec les produits alcalins contenus dans de nombreux poisons est à l’origine de cet usage. 
  


Avertissement :

Cette base de données a été établie d'après des ouvrages faisant autorité et avec l'aide de scientifiques renommés. Cependant, il est certain que des erreurs doivent y figurer.

Les noms vernaculaires ont été recueillis sur le terrain et dans la littérature coloniale de la première partie du 20éme siècle. Les religieux ayant établi les premiers dictionnaires n'étaient pas forcément des naturalistes avertis et dès lors, de grossières erreurs doivent avoir été commises.

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